Je suis presque certain que nous ne descendons pas du couple Jean Baptiste GUAZZO - Isabelle VAN MUNSTER mais, néanmoins cette hypothèse restant possible, j’ai souhaité faire figurer cette généalogie dans nos ascendances.

 

Tout au plus, nos CAZO (car c’est semble–t-il l’orthographe qu’il faille retenir) sont des enfants illégitimes de ce couple de petite noblesse mais, là encore rien n’est moins sûr.

 

J’ai pensé longtemps que nous pouvions avoir cette ascendance, mais au fil du temps les éléments en défaveur de cette théorie s’accumulent : par exemple, Marie Françoise CASO, dans son acte de mariage avec Jean BARON est qualifiée de « servante », et, dans son acte de décès retrouvé en 2010, en elle dite née à Noodthaux (sans que ce lieu pour le moment soit identifié).

 

J’ai affirmé de façon un peu péremptoire dans l’article qui est paru dans la revue Flandre Artois Généalogie (n°4, année 2000) que nous descendions de ce couple : rien n’est moins sûr, comme me l’a fait remarquer de façon très pertinente Madame Michèle CASTELEIN de Saint Germain en Laye (78) dans son courrier du 24 mai 2001.

 

Cette ascendance n’est pas certaine pour plusieurs raisons :

D’abord car l’acte de naisance de Marie Françoise CAZO vers 1682 n’a pas été retrouvé et qu’il n’est pas démontré que Jean Baptiste GUAZZO et Isabelle VAN MUNSTER soient ses parents.

Par contre il est bien démontré que Marie Anne GUAZO et Marie Anne Sholastique GUAZO, sont bien les filles de Jean Baptiste GUAZZO et d’Isabelle VAN MUNSTER. (Relevé des actes de naissance, mariage et déçès de Bourbourg 1583 – 1699).

 

Le fait que Marie Anne et Marie Anne Scholastique GUAZZO soient décédées très jeunes sans qu’il y ait apparement de postérité mâle au mariage de Jean Baptiste GUAZZO avec Isabelle VAN MUNSTER, est un élément qui pourrait expliquer que Charles GUAZZO, neveu de Jean Baptiste ait hérité sans que Marie Françoise ne soit citée dans le dénombrement de 1772 fait par Charles GUAZZO.

 

De plus on remarque que les parents de Marie Françoise ne sont pas cités au mariage de leur fille supposée qui par ailleurs est servante, ne sait pas écrire (elle ne signe que par une marque son acte de mariage avec François POISSON et son acte de mariage avec Jean BARON), n’a pas épousé un notable : ceci semble pour le moins curieux de la part d’un couple qui se distingue sensiblement dans l’échelle sociale et qui n’aurait pas donné d’éducation à leur fille ?

 

Il peut bien sur y avoir des exceptions mais il faudrait en connaître la cause.

 

Un autre élément qui ne plaide pas en faveur de l’hypothèse selon laquelle Marie Françoise CAZO est la fille de Jean Baptiste GUAZZO et d’Isabelle VAN MUNSTER, c’est la concordance des dates : la naissance de Marie Françoise est située vers 1682 comme en atteste l’âge qui lui est donné le jour de son mariage avec Jean BARON (sa naissance n’a pas été retrouvée à Bourbourg) ou 1678 comme en atteste l’âge qui lui est attribué dans son acte de décès), tandis que le mariage de Jean Baptiste GUAZZO et d’Isabelle VAN MUNSTER est daté du 16 février 1687 à Bourbourg : Marie Françoise serait née 5 ans (ou même 9 ans) avant le mariage de ses supposés parents. Cela est posssible (Isabelle de MUNSTER aurait eu environ 22 ans ou 18 ans à la naissance de Marie Françoise CAZZO, mais pas forcément vrai) ; encore faudrait –il retrouver un acte qui attesterait d’une reconnaissance de l’enfant après le mariage de Jean Baptiste GUAZZO et d’Isabelle VAN MUNSTER (puisque Marie Françoise s’appelle CAZO).

 

On retrouve dans la liste des Pascalisants de Bourbourg de 1725 (voir les sources dans l’introduction de la généalogie de la famille BARON, tome 1 de l’ascendance de Stéphanie, Lauriane et Sébastien BARON) la mention de Marie GASO, née en 1668 ; elle est citée avec la famille de Jean F. DORE et de son épouse Marie PETIT.A Saint Omer, dans les contrats de mariage et les actes notariés divers on trouve plusieurs fois des CASO (orthographié indifférement CAZO ou CASO, peut être pourrait-t-on en retrouver d’autres à Bourbourg (j’en cite quelques uns). Quel rapport avec Jean Baptiste GUAZZO : une simple similitude de nom l’orthographe du nom de Marie Françoise est CASO ou GUAZO) ou un réel lien familial ?

 

Il se peut très bien que Marie Françoise soit issue d’une famille qui n’a rien à voir avec Jean Baptiste GUAZZO mais qu’une similitude de nom ait fait changer CASO par GUAZZO par identification au bailli de l’abbaye ou que Marie Françoise soit un enfant naturel ce qui resterait à démontrer.

 

Etant donné le nombre de plus en plus important d’actes dépouillés par les généalogistes, nous aurons la réponse un jour.

A Bourbourg, il y a beaucoup d’états de Biens aux archives municipales qui n’ont pas encore été étudiées.

Parmi ceux-ci, on trouve l’état de biens au mariage, le 7 février 1741 à Bourbourg, de Claude DIEZ, né à Bourbourg, jeune homme fils de Claude DIEZ et de Marie Françoise VLAMINCK avec Marie madeleine BERT, née à Loon, jeune fille de 23 ans, fille de Pierre BERT et d’Isabelle CAZO

A ce jour les éléments à ma disposition sur cette famille sont :

 

Marie Françoise CAZO ou GUAZO, (519), servante, née vers 1682 comme en atteste l’âge qui lui est donné le jour de son mariage avec Jean BARON (sa naissance n’a pas été retrouvée à Bourbourg) ou née vers 1678 à Noodthaux, comme en atteste son acte de décès à Bourbourg dans lequel elle est dite décédée en 1746 âgée de 68 ans), décédée le 9 décembre 1746 à Bourbourg à l’âge de 68 ans, témoins Nicolas BARON, son fils et Cornil BERNARD,. Veuve de François POISSON (Marie Françoise CAZO, jeune fille de Bourbourg, servante âgée de .. ans, épouse le 7 février 1708 à Bourbourg, François POISSON, maçon, de Bourbourg , âgé de .. ans. Marie Françoise CAZO ne signe pas son acte de mariage). Elle épouse le 16 janvier 1714 à Bourbourg, Jean BARON, (518) valet, journalier, jeune homme agé de 34 ans lors de son mariage, donc né vers 1680, dont postérité (voir généalogie BARON). Lors de ce mariage, Jean BARON, Marie Françoise GAZO et Nicolas CHOCQUEL, témoin ne savent pas signer tandis que les autres témoins signent : Adrien FéBURIOR, Jean Baptiste VINCK et Antoine BECKAERT. C’est probablement elle qui est témoin à la naissance de Pétronille BARON, sa petite fille le 29 juin 1677 à Bourbourg ; elle signe d’une croix l’acte de naissance.