INTRODUCTION A L'ETUDE DES FAMILLES CARRU, LAMOUR, EVRARD et GENS

 

Les quatre familles étudiées ci – après, les familles CARRU, LAMOUR, GENS et EVRARD font partie de ces familles qui s’implantèrent sur une concession accordée par Louis XIV sur le territoire de Fort Mardyck.

 

La brève existence du Fort de Mardyck : 1622 1674. (Extrait du «Spécial Tricentenaire«, diffusé par la Maison de Jeunes de Fort Mardyck, septembre 1970).

 

Depuis plusieurs années, les Espagnols, maîtres du littoral jusque Gravelines, avaient projeté de construire un fort dans les dunes, au Sud de Dunkerque, sur le territoire de Mardyck, en vue de protéger la côte et surtout l'entrée du port. Philippe IV, roi d'Espagne, demanda à de nombreux ingénieurs d'imaginer un projet. Finalement, en 1622, un Dunkerquois, Jean Gamel, obtint le mérite dû à son travail et se trouva à la tête de la gigantesque entreprise.

 

Rapidement, les travaux avancèrent et, bientôt, le fort finit par se dresser à la limite des eaux montantes de la mer. A marée haute, les vagues venaient baigner les pieds de la muraille.

 

Le fort avait des dimensions extérieures de 900 mètres le long de la mer et 700 mètres vers l'intérieur des terres. Il était composé de deux parties bien distinctes. Le centre au "haut fort", plus élevé, représentait le coeur, comme le donjon des anciens châteaux forts, qui comprenait quatre bastions assez hauts et une fausse braie (sorte de muraille pouvant être utilisée comme retranchement). A l'intérieur, on trouvait une église surmontée de son clocher, deux pavillons abritant l'état major de la garnison, ainsi que deux autres constructions. Tout autour de ce centre vital s'allongeait une vaste enceinte et se dressaient vers l'Ouest comme vers l'Est trois bastions royaux et deux autres regardant la plage. Tous ces ouvrages constituaient l'armature du "bas fort". on pouvait encore voir un fossé au pied des murs, ainsi que des courtines et des demi lunes, servant d'abris aux défenseurs. Cette partie contenait quatre corps de casernes, qui pouvaient mesurer chacun jusqu'à 70 mètres, cinq magasins de 60 mètres, pouvant servir d'écuries, et deux logements de marchands, atteignant chacun 160 mètres de long.

 

Ce fort, bâti sur le territoire de Mardyck, fut baptisé Fort de Mardyck. Avec ses 900 mètres d'étendue le long de la mer, il assurait la protection du littoral et surtout du canal de la Fosse de Mardyck. Ce canal était une sorte de lagune, un bras de mer qui passait à proximité du fort, entre la plage et le banc Schurken. D'une profondeur de 5 mètres, il permettait le mouillage de plusieurs navires, même à marée basse.

 

De l'autre côté, au Sud, une voie de communication entre Gravelines et Dunkerque passait à proximité des murs, en longeant l'ancienne digue édifiée par le comte Jean de Flandre (ceci nous permet de bien situer le fort car la rue du comte Jean existe toujours). La garnison de cette forteresse pouvait se composer de 3 à 4 000 soldats.

 

Au Nord de ce fort, en pleine mer, se dressait également un petit fortin de bois, qui servait de poste avancé pour la protection de la Fosse de Mardyck (citée précédemment). L'ouvrage était bâti sur pilotis et son entrée était commandée par un pont levis. Le passage entre les deux forts était assuré par une estacade en gros pilots, permettant les communications, même à marée haute.

 

Le Gouverneur de cet ouvrage fortifié fut d'abord celui de Dunkerque, Don Alonzo de Luna. A sa mort, en 1627, il fut remplacé par un officier du roi d'Espagne, Marco Roys.

 

Après cet exposé de la situation, nous arrivons à l'époque où les Français commencent à porter le regard sur la belle province de Flandre.

  

14 ANNEES DE GUERRES

 

Dès 1635, le cardinal de Richelieu, rendu inquiet par les entreprises espagnoles dans les Flandres et désirant contre attaquer, décida de s'allier avec la Hollande et, en cas de victoire, les deux alliés se partageraient les Pays Bas espagnols. Pourtant les troupes françaises devront attendre encore quelques années avant de pénétrer en Flandre.

 

Ce fut en 1644, après la bataille de Rocroi, que l'armée française commença son offensive. A Gravelines, le duc d'Orléans, oncle du jeune roi Louis XIV (qui n'a alors que 6 ans), emmena les troupes à la victoire. Les Espagnols, affolés, essayèrent de ralentir l'avance ennemie en ouvrant toutes grandes les écluses et en inondant le pays. Octave Piccolomini d'Aragon, généralissime des armées espagnoles, fit également élever des petites redoutes pour retarder les Français sur le chemin de Gravelines à Mardyck. Il fit en outre exécuter un ancien projet. Le percement d'un canal, au Sud du fort. Ce canal alimenterait les fossés et couperait le chemin de Mardyck à Dunkerque, un pont étant situé à proximité de la muraille. Il fut baptisé "canal du Mello", en l'honneur du Gouverneur général de la Flandre, Don Francisco de Mello, marquis de Torde de Laguna. Au XIXème siècle, le canal avait disparu.

 

Suite à l'inondation des terrains, le Français décidèrent de passer l'hiver à Gravelines. Au printemps, le duc d'Enghien, comprenant que les Espagnols résisteraient tout le long du chemin, décida de passer en bord de mer, par les dunes. Il arriva sous les murs du fort de Mardyck au début du mois de juillet 1645.

 

Très vite, les Espagnols se rendirent compte que l'ennemi voulait s'emparer du fort de bois, c'est pourquoi ils l'évacuèrent en y mettant le feu. Cela ne servit à rien et leur résistance fut de courte durée. Le 10 du même mois, la garnison se rendit.

 

Ayant rondement mené sa campagne, le duc d'Orléans regagna la capitale. Les Espagnols, toujours maîtres de Dunkerque, lancèrent alors une attaque surprise sur le fort, au mois de décembre, obligeant leurs adversaires à reprendre les hostilités. Le duc d'Enghien amena ses troupes sous les murailles le 4 août 1646. Cette fois, les assiégés résistèrent plus vigoureusement et il fallut organiser un blocus serré pour obtenir leur reddition le 24 août.

 

Les Français donnèrent alors le gouvernement du fort et de Dunkerque au maréchal de Rantzau puis, en 1649, au comte d'Estrades. A cette époque, les Espagnols voulant prendre leur revanche, le comte d'Estrades, pour

calmer leurs ardeurs, inonda le pays en février 1650. Profitant de la Fronde contre le cardinal Mazarin, le roi d'Espagne lança une nouvelle offensive, sous le commandement de l'archiduc Léopold d'Autriche, gouverneur des Pays Bas espagnols. Ce dernier s'empara du fort le 14 avril 1652 et de Dunkerque le 16 septembre. Tout était à recommencer.

 

En 1657, Mazarin conclut une alliance avec les Anglais, leur promettant le fort et Dunkerque en cas de victoire. Les troupes françaises reprirent une nouvelle fois une direction qu'elles commençaient à bien connaître. Au mois de septembre 1657, la garnison espagnole du fort, commandée par le marquis de Lède, aperçut les avant gardes du maréchal Turenne. Malgré les inondations qui provoquèrent de nouvelles désolations, l'organisation d'un jeune ingénieur militaire amena la chute du fort le 30 octobre.

 

Les combats pour la prise de Dunkerque reprirent au printemps suivant. Le maréchal Turenne remporta la bataille des Dunes le 14 juin 1658. Au cours du siège de la ville, le marquis de Lède, gouverneur de la place, est tué le 23 juin. Il fut remplacé par de Bassencourt, qui rendit les armes deux jours plus tard. Dunkerque fut immédiatement investie par une garnison anglaise, conformément au traité signé.

 

Il fallut encore attendre quatre années avant de voir le roi Louis XIV racheter et la ville de Dunkerque et le fort de Mardyck au roi d'Angleterre.

 

EXECUTE A L'AGE DE 52 ANS

 

Dès 1663, sur l'ordre de Louis XIV, une réorganisation des défenses côtières fut entreprise. Elle prévit de relever ou d'élever d'importantes fortifications autour des villes et des ports de Gravelines et Dunkerque. Le fort de Mardyck apparut alors comme inutile et, pour éviter des frais supplémentaires dans l'entretien d'une garnison, le roi ordonna tout simplement sa destruction. En 1665, la forteresse espagnole n'était plus que ruines.

 

En 1673, il fut décidé de faire raser, sans aucun frais, tout ce qui demeurait du vieux fort de Mardyck. L'année suivante, tout fut consommé. A l'âge de 52 ans, le fort blessé fut exécuté. Le fort de bois, remis en état dès 1652, continua à tenir son rôle de garde côte, jusqu'en 1698, ou il fut rasé.

 

LE HAMEAU DES MATELOTS PECHEURS

En 1662, la France rachète à l’Angleterre le Fort de Mardyck et la ville le Dunkerque. Louis XIV décida d'abandonner un fort qui ne lui servait plus et les murailles furent abattues. Puis il chargea son ministre Colbert

le trouver une solution afin de combler cet espace vide. Ce fut en 1669, lorsque Colbert devint Secrétaire d'Etat de la Marine, que le problème trouva son terme. Qui dit Marine, dit marins. Pourquoi ne pas grouper des matelots et pouvoir s'en servir à tout moment, à tout appel. Leur installation serait à la charge de l'Etat. Le ministre fit donc diffuser son appel dans les agglomérations de matelots.

 

Dès l’année suivante, quatre familles répondirent. Il s'agit des Bénard, les Godin, des Everard et des Zoonekindt. En tout une trentaine de personnes composait cette nouvelle communauté de Français, marins picards, (originaires de Cucq ? Voir ci - dessous, la démonstration que cette origine est peu vraisemblable), perdus au coeur d'un pays Flamand.

 

L'intendant des Flandres dut payer le voyage des matelots et de leurs familles. En arrivant, ils aperçurent des petites maisonnettes d'une seule pièce. La lumière ne pouvait pénétrer que par l'unique fenêtre, ou par la porte ouverte. La chambre était située sous le toit. En plus de cet humble logis, chaque famille reçut un petit jardin, et un coin de plage pour pêcher. Leur consigne dut être certainement : "Croissez, multipliez et faites fructifier".

Nos colons picards et flamands respectèrent le mot d'ordre et rapidement le hameau se peupla, et il dépassa celui de Mardyck. L'extension du hameau commença avec le traité d'Utrecht en 1713, ou Louis XIV avait du ordonner sur l'ordre des Anglais la fermeture du port de Dunkerque. Cependant il fallut penser a l'écoulement des eaux vers la mer et pendant que les soldats étaient occupés à combler le port, sous la surveillance de commissaires anglais, 22 bataillons, à quelques kilomètres, se mettaient à creuser un canal long de 6600 m arrivant aux deux écluses sises aux abords du hameau. Ce fut le Canal de Mardyck, où passera plus tard la route "express’', le long de la route de Petite Synthe. Il reste un vestige des écluses, sous la passerelle à l'entrée de la ville de Saint Pol Sur Mer.

 

Quatre familles, pas sûr ...

 

"Une idée civilisatrice jaillit un jour du cerveau de Louis XIV... Le grand roi ordonna spontanément à l'un de ses ministres de faire un appel à ses sujets pour former une colonie de marins dans la Flandre maritime...

 

Le projet eut un plein succès et quatre familles de la Picardie vinrent s'offrir au ministre de la Marine. Ces familles étaient de Cucq, village maritime situé à trois lieues Ouest de Montreuil sur Mer, dans le Pas de Calais. Le Gouvernement leur accorda les frais de route en 1670...

 

Les noms de ces familles primitives étaient Bénard, Everard, Zoonekindt et Godin..."

 

Cette jolie prose fait partie de l'ouvrage de Raymond de Bertrand (Histoire de Mardyck 1852), qui depuis 138 ans fait autorité en la matière, sans que personne n'ait jamais remis en cause ses affirmations. Et pourtant...

 

Il le dit lui même : "Personne avant nous n'a tracé l'ethnographie des matelots pêcheurs du fort de Mardick. Nous ne connaissons qu'un écrivain (Louis Cousin) qui a dit dans une courte notice (Rapport sur Mardyck inséré au tome 8 des Mémoires de la Société des Antiquaires de la Morinie, Saint Omer, 1850) que la population du hameau du fort de Mardyck compte près de 600 habitants, tous marins...Tous descendent de deux ou trois familles de marins qui des environs d'Etaples, Pas de Calais, sont venues s'établir sur les ruines du fort de Mardyck..."

 

Jetons un coup d'oeil sur ce document établi à l'occasion d'un dénombrement. des hommes de 16 à 50 ans, des chevaux et chariots existant dans l'étendue du territoire de Dunkerque le Rôle des habitants et ménages du bas fort de Mardicque fait le 15 Janviez 1677. Où sont les Evrard, Godin et Zoonekynd ? Un Jacques Bénard y figure bien, mais il n'a que 16 ou 17 ans. Troublant, non ?

 

1670… oui !Quatre familles de Cucq...non !

 

Pourquoi ai je été amené à douter de 1'origine présumée des quatre premières familles de la Concession royale des matelots pêcheurs, créée en 1670, sur le sable des dunes ?

1. ZOONEKYND n'est pas un patronyme d'origine picarde, mais un nom flamand qui nous vient de "Janquin" (Petit Jean).

2. CUCQ (en Picardie) ne possède pas dans ses archives la trace de ces marins voyageurs.

3. Aucune trace écrite de cette concession royale ne figure aux Archives nationales ou départementales.

 

Mais alors...?

 

BENARD : Au recensement de 1677, Jacques BéNARD, 16 ou 17 ans, habite la concession. Il est certainement hébergé chez un parent.

Par contre, en 1692, Pierre BéNARD, né à Hames (près de Guines), 26 ans, fils de Jean, signe un contrat de mariage (découvert aux archives de Bourbourg) avec Antoinette BOUCHARD.

Possédait il des biens ? Etait il d'origine rurale ? Devient il marin à cette époque ?

 

EVRARD : De cette famille qui possède de nombreuses ramifications, certains membres se sont insta1lés très rapidement sur le sol de la concession, mais venaient ils de Cucq ? Certainement pas !

 

Antoine EVRARD et Guillemette VILAIN (nés vers 1580) habitent Marck en Calaisis, où viennent au monde, entre 1606 et 1624, et grandissent leurs sept enfants, qui établissent leurs foyers sur Marck et Oye Plage.

 

GODIN : Pierre GODIN, né à Marck en 1625, y épouse Sara BRUSSEL. Cinq enfants naissent de cette union entre 1660 et 1670, mais les filles se marient à Oye dès 1691 et leur fils Pierre épouse Marie AGNERAY, en 1693, à Marck, où naissent leurs premiers enfants. Les autres viennent au monde à Oye entre 1698 et 1705.

 

ZOONEKYND : Les Zoonekynd sont installés sur Petite Synthe vers 1680, lorsque Jean Sonnequint (né à Dunkerque en 1655) épouse Marie GILOFFE. Leur fils Jacques épouse à Dunkerque, en 1713, Anne Marie PIETERS, dunkerquoise et flamande.L'intégration des Zoonekynd à la communauté ne se réalise qu'après 1714 par l'union de Thérèse SONEKINT et de Jacques EVRARD.

 

Pensez vous qu'après tout cela on puisse encore affirmer que la concession doit son origine à quatre familles venues de Cucq en Picardie, comme l'énonce Raymond de Bertrand (en 1852) et tous les historiens qui ont suivi ?

Pour mieux comprendre cette période, on se reportera fort utilement aux chapitres XV et XVI de l'histoire de Dunkerque par le Docteur Louis LEMAIRE (Editions du Westhoek, réimpression de l'édition de 1927).

 

La commune de Fort Mardyck a publié un livre sur la ville dont j’extrais les informations suivantes, sur les familles les plus anciennes de Fort – Mardyck.

 

Cette petite étude précise les origines des familles présentes dans la commune depuis plus d'un siècle (en suivant un ordre alphabétique).

 

Seuls ont été conservés les recensements opérés par les curés de Petite - Synthe, aussi nous admettrons que les éléments étaient les mêmes pour l'autre moitié du hameau appartenant à la paroisse de Grande - Synthe

 

En 1729, c'est à dire une soixante d'années après la création du hameau, comment s'appelaient les habitants ? Evidemment, nous trouvions des BéNARD, des EVERARD, des GODIN, et des ZOONEKYNDT : mais aussi les CARRU, les BLANQUART, les DRUEL, les GOSSARD, les TURBOT, les BOUCHARD, les SALMON, les MAQUET, les DELRUE, les NONNIN, les LAMOUR les ZYLOF, les FOURNIER, les BRéMON et les DELCOUCHY. Certaines familles se sont éteintes, ou ont abandonné le hameau, c'est ce qui explique la disparition de plusieurs noms.

 

Par la suite, d'autres familles sont arrivées pour se mêler à la population déjà en place, En 1732, nous trouvons des WILS, en 1733 des QUIèVRE, en 1734 des POUSSAR, et en 1735 des LEGRAND et des DENOY. Enfin, dans le recensement de 1745 figuraient de nouveaux noms, comme BRILLIART, DANNOIS, ALEXANDER, GENESTRE, HARS, FRéDERYCK et VARLET.

 

Tous ces personnages venaient surtout des régions côtières ou des régions extérieures au pays flamand, comme ce Jacques DRUEL, venu de Fiez en Artois pour épouser Marie Jeanne LAMOUR en 1720.

 

Assiette commémorant la communauté des marins pêcheurs de Fort Mardyck mise en vente sur Internet en mai 2006. Cette communauté de pêcheur a été dissoute en 1962.

 

En 1867, Fort-Mardyck devient une commune à part entière mais les oripeaux du statut de concession demeurent. A l'avènement de l'ère industrielle, c'est un lourd handicap. On ne peut légalement construire à Fort-Mardyck. La commune assiste à l'industrialisation des alentours sans jamais en obtenir de retombées... hors les pollutions. Pire, les habitants ne sont pas autorisés à construire... ni à vendre. Ils ne peuvent donc pas non plus emprunter pour agrandir leur habitation. D'où des maisons de pêcheurs très typiques. Au départ constituées d'une ou de deux pièces, elles s'étendent appentis par appentis au fur et à mesure des rentrées d'argent. Car il faudra attendre une loi votée en 1962 après des années de lutte des maires successifs et la mobilisation d'Albert Denvers pour qu'enfin Fort-Mardyck soit aligné sur le régime foncier du reste de la France.

 

C’est en 1930 que la municipalité demande la suppression de la concession qui devient une entrave au progrès, car seuls les marins y ont des droits : peu de commerces, pas d'industrie sur le sol communal et en 1962 que l'Assemblée Nationale abolit la concession des matelots Pêcheurs : les Fort-Mardyckois deviennent enfin propriétaires de leur sol.