Vieux patronyme spécifique à la marine boulonnaise. « Cette famille FOURNY, une des familles de pêcheurs les plus importantes de notre port [Boulogne sur mer] est remarquable par la valeur professionnelle de ses membres, le lourd tribut payé par elle à un métier périlleux, le courage de ses corsaires ». (A. MONTADOR). Tous les FOURNY sont descendants de Marcq FOURNY, né en 1614, fils de Jean FOURNY et de Marguerite PETIT et qui épouse avant 1644, Marie GOSSIAME. Le 14 décembre 1760, dispense de la cour de Rome pour Nicolas FOURNY, matelot-pêcheur, veuf d’Isabelle LIGNIER, et pour Antoinette LELONG, cousins au deuxième degré par affinité. Au début du XIXème siècle, les corsaires appartenant à cette famille se montrent très actifs : Matthieu FOURNY, Jean Nicolas FOURNY, Marie (ou Marc) Jean Baptiste FOURNY et Pierre François Marie FOURNY. Vingt-neuf membres de cette famille ont péris dans l’exercice de leur pénible et dangereux travail.

 

Cette famille de marin de Boulogne sur mer apparaît dans les registres de la paroisse Saint Nicolas dès la fin du XVIème siècle. Elle s’est alliée aux GOSSIAME, DOSSEVILLE, HURET, THUEUX, DELPIERRE et à quasiment toutes les familles anciennes du milieu de la pêche à Boulogne.

 

On trouve les métiers de marin, patron de pêche, maître de navire, puis plus tard au XIXème siècle des corsaires et des capitaines de navires.

 

Cette généalogie est issue de l’étude de M. Pierre HEDOUX (pierre.hedoux@infonie.fr) qui est parue sur le site internet de Geneanet. Je ne l’ai pas vérifiée. Quelques éléments sont tirés de l’ouvrage de Pierre DAUDRUY sur « Les familles anciennes du Boulonnais », déjà cité pour l’étude des DELPIERRE, ainsi que du livre « Les marins du Boulonnais péris en mer » de Jacques BOURGAIN, dont je cite la référence exacte dans cette généalogie.